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Politique migratoire de Moscou

Politique migratoire de Moscou

Pas une seule grande ville dans le monde ne pourrait vivre sans recourir à la main d’oeuvre étrangère. Moscou ne fait pas exception à la règle. Les tendances mondiales démontrent que les grandes agglomérations doivent inviter les gens à y travailler. Si on parle de l’économie de Moscou, il est évident qu’avec des ressources superflues, il existe toujours des métiers où le personnel manque, bien qu’à Moscou, parmi les gens au chômage, il y ait de nombreux spécialistes diplômés en études supérieures ou en formation professionnelle.

1,74 millions d’immigrés étrangers sont officiellement enregistrés à Moscou. Cependant certains employeurs, malgré la loi de migration qui est devenue plus sévère, embauchent ceux qui se trouvent en Russie illicitement. Ainsi, si en 2007 les amendes infligées aux employeurs qui embauchent la main d’oeuvre au noir ont été estimées à 450 millions de roubles, en 2008, durant seulement les premières six semaines, les sanctions pénales ont atteint 150 millions de roubles. L’aggravation de la situation criminelle à Moscou est toujours liée aux immigrés. Les éléments criminels se forment parmi les immigrés du Tadjikistan, d’Azerbaïdjan et de Géorgie.

Les autorités de la ville ont pris la décision de commencer un processus de légalisation des immigrés qui sont en fraude dans la capitale. Maintenant tout immigré illégal peut se présenter au Département fédéral de migration pour se faire enregistrer et obtenir la carte migratoire. Pour la légalisation il faut payer la taxe de 2000 roubles et obtenir le statut de travailleur légal pour un mois. Si à l’expiration de ce délai, l’immigré ne trouve pas d’emploi ou n’entre pas dans un établissement d’enseignement, il devra quitter Moscou.

A partir de 2008 les cartes électroniques spéciales d’hôte de Moscou sont délivrées par les autorités de la ville à tous les travailleurs étrangers qui arrivent légalement. On crée un système de données uniformisé contenant l’information complète sur le nombre d’ immigrés qui arrivent à Moscou, sur leur permis de travail, leur certificat médical et leur contrat de travail.

Dans les départements de la milice qui s’occupaient auparavant des problèmes des immigrés, le service des passeports est fusionné avec celui de l’immigration. Le nouveau Département fédéral de l’immigration a assumé les engagements qui avaient été auparavant la compétence des bureaux de l’intérieur.

En 2008, d’après la décision de la commission interdépartementale pour l’embauche des travailleurs étrangers, le besoin de la ville en immigrés des pays au régime de visas avec la Russie, a été estimé à 50 000 personnes, et des pays sans visas — à 250 000 personnes. Ce chiffre sera corrigé, tenant compte de la réalité économique actuelle.

La question très importante est la création des conditions de vie normales pour les immigrés qui viennent travailler à Moscou, c’est pourquoi on a commencé à construire des hôtels plus modestes et des "cités ménagères". Il est estimé que les hôtels modestes seront construits en dehors du budget de la ville moyennant les versements des employeurs intéressés. Les hôtels auront, outre les locaux habités, un séjour, un WC, un réfectoire. Le prix de loyer y sera à 50—70 roubles par jour.

Il faut faire attention à la solution des problèmes liés à la santé des immigrés. Il s’est avéré qu’en 2007, environ trois centaines d’immigrés venus à Moscou étaient infectés par le VIH. En cette même année 2007, suite des examens de contrôle médical, on a établi la tuberculose chez 600 immigrés et l’hépatite chez plus de 12 000 personnes.

Selon les autorités de la ville, Moscou a pour objectif de créer une ambiance pour que les immigrés qui ont leur permis de séjour, puissent se sentir ici des citadins, des moscovites à plein droit.