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La prévention des délits améliore la sécurité dans la capitale.

La prévention des délits améliore la sécurité dans la capitale.

Dans le cadre de la lutte contre les délits, le pouvoir municipal et les forces de l’ordre s’appuient sur le Programme municipal ciblé pour la prévention des délits, la lutte contre la criminalité et la garantie de la sécurité des citoyens à Moscou, pour la période 2006 — 2010, validé par la loi de la ville de Moscou du 19 avril 2006. Le Système de prévention sociale des délits dans la ville est orienté avant tout vers l’intensification de la lutte contre l’alcoolisme, la toxicomanie, la maltraitance des enfants et des mineurs, et l’immigration illégale.

Les forces de l’ordre et l’ensemble des structures du Gouvernement de Moscou coopèrent dans le cadre de programmes spécialisés pour la prévention des crimes commis par des mineurs et de la consommation de drogues et de psychotropes par des adolescents. à ce travail participent activement les Départements pour la santé publique et la jeunesse et l’éducation. Ces derniers temps, la consommation de drogues a considérablement baissé dans les rues, cependant, ce phénomène est désormais plus diffus dans les bars, les discothèques, les nightclub et les autres lieux de divertissement. C’est pourquoi, l’attention des structures de maintien de l’ordre s’est recentrée notamment sur ces endroits.

Actuellement, un problème pour la ville demeure : celui de l’enfance livrée à elle-même, délaissée et de la criminalité des mineurs. L’administration municipale pour les affaires intérieures, en coopération avec le Département pour l’éducation de Moscou ont mis en œuvre une expérience : dans 14 quartiers de la ville où la situation liée à la criminalité des mineurs est la plus complexe, on a de nouveau créé un poste d’inspecteur de police pour les affaires concernant les mineurs. Il agit en coordination avec les organismes éducatifs répartis dans les quartiers.

De nombreux mineurs, ayant fuit l’assistance publique ou le domicile parental, vagabondent et arrivent à Moscou pour mendier. Pour eux, il existe des établissements spécialisés qui les aident soit à retourner dans leur famille soit leur trouve une place dans un orphelinat. De même, des opérations similaires à celle intitulée " l’Adolescence " sont mises en place afin de signaler les familles où les enfants se trouvent sans surveillance, livrés à eux—même, ou lorsque les parents boivent.

De même, afin de résoudre le problème de la mendicité, y compris la mendicité infantile, le Département pour la protection sociale et le Département de la santé interviennent : des patrouilles spéciales signalent les sans-logis et leur fournissent une assistance médicale et sociale.

Le travail commencé en 2006 de mise en place des postes civils pour la protection de l’ordre (OPOP en russe, NDT) est désormais intégré en un système précis et donne déjà des résultats. Conformément à la Loi municipale du 10 décembre 2003 N°77 " sur les centres civils pour la protection de l’ordre à Moscou " 765 OPOP ont été créés, à partir desquels on a mis en place des conseils d’arrondissement, de district et territoriaux, et pour lesquels on a nommé un président. Le gouvernement de Moscou assure le financement de ces postes ; ce sont désormais des structures avec un chef titulaire qui répond de son travail devant la ville.

Le travail des OPOP est étroitement lié à l’activité des " détachements populaires " (narodnaya druzhina, il s’agit de groupes de volontaires pour le maintien de l’ordre dans les quartiers, hérités du système soviétique, équivalent des neighborhood watch anglo-saxons, NDT). Aujourd’hui, le principal obstacle dans leur travail est l’absence de loi Fédérale qui les protégerait et prévoirait des sanctions en cas d’atteinte à leur vie. Malgré cela, près de 15 000 citoyens participent à ces détachements populaires qui sont toujours présents lors des événements municipaux, particulièrement lors de ceux organisés avec des enfants, par exemple, au moment de la célébration du Nouvel an.

Les autorités de Moscou ont l’intention d’attirer les étudiants dans ces détachements populaires. Il est prévu de créer des détachements populaires d’étudiants dans les lieux où vivent ces derniers, en particulier, dans les foyers. Une telle mesure est destinée à prévenir et à lutter efficacement contre les délits et les crimes, en particulier contre les citoyens étrangers étudiant à Moscou.

Un important travail de protection est mené dans les écoles. Actuellement, tous les établissements scolaires et préscolaires sont équipés de " boutons d’alerte ", toutes les écoles sont obligatoirement placées sous protection et sous surveillance, tandis que les forces de l’ordre, en partenariat avec le Département de l’éducation assure la formation, auprès de chaque école, des inspecteurs pour les mineurs.

La sécurité des citoyens durant la tenue de meetings et des manifestations est une autre particularité du maintien de l’ordre dans la capitale. Les demandes d’organisation de meetings ou de manifestations arrivent constamment au sein de l’administration municipale des affaires intérieures (GOuVD). La plupart du temps, les demandes des organisateurs sont en contradiction avec les intérêts de la ville : pour elles, il faut bloquer le trafic. Les demandes sont examinées en tenant compte de l’opinion des deux parties. Afin de ne pas compliquer la circulation déjà chargée des véhicules dans le centre ville, la décision prise est en général plus souvent positive pour les meetings que pour les manifestations.

Chaque été, les structures de maintien de l’ordre se heurtent au problème de baignade dans les bassins municipaux, particulièrement dans des endroits non adaptés à ce genre d’activité. Il est alors nécessaire d’intensifier la protection à leurs abords, et de faire appel aux services des détachements populaires.

La sécurité lors des matchs de football, voici un autre " point sensible " pour la ville, particulièrement au printemps, en été et en automne, lorsque les supporters sont plus actifs et que les clubs de fans se remplissent. Les forces de l’ordre doivent veiller à éviter toute rencontre entre fans. La milice envoie alors ses collaborateurs au sein des organisations des fanclubs afin de prévenir les affrontements.

La sécurité des citadins est assurée par des caméras de vidéo surveillance. Les premiers systèmes de la vidéo surveillance sont apparus en 2002, du côté de la rue Tverskaya. Cette première expérience a fini de convaincre de la nécessité de créer un système de garantie de la sécurité, d’autant plus que cela existe depuis longtemps dans plusieurs villes du monde. Les postes d’observation centralisée ont d’abord été créés dans les districts reliés au centre d’ingénierie technique du district. La direction centrale opérationnelle du GOuVD traite les informations issues de 73 160 caméras réparties sur le territoire de Moscou, utilisées ensuite par les commissariats afin de garantir l’ordre public et la sécurité. Presque tout le système est désormais lié au réseau, un service efficace à été créé, le service 02, qui permet d’enregistrer dans le système informatique toutes les plaintes et de les traiter instantanément.

Le service 02 est l’une des plus grandes subdivisions du service de veille du GOuVD à Moscou. Il compte 265 personnes. Les collaborateurs du service assurent l’accueil et la réception, 24 heures sur 24, des demandes des citoyens relatifs aux crimes et incidents, les traitent et les transmettent aux organes territoriaux pour prise en compte. D’après les données du ministère des Affaires intérieures, dans la région de Moscou, en moyenne, jusqu’à 800 demandes arrivent au 02 en vingt-quatre heures, ce chiffre est de 20 dans d’autres régions. Afin d’assurer un service pour les citoyens étrangers, qui s’adresseraient au 02, des spécialistes anglophones y travaillent également.

* Source : site du Comité des télécommunications et des média , Agence d’information RIA Novosti 
* Photographie fournie par ITAR TASS