Services daudit et de conseil
Ces dernières années, le marché de laudit et du conseil en Russie, et en premier lieu à Moscou, na cessé de croître pour rester lun des marchés les plus dynamiques et porteurs : selon les experts, le volume des recettes des 150 plus importants groupes daudit et de conseil (GAC) augmente annuellement de 30%. Cela étant, comme les années précédentes, cette croissance est assurée par une dizaine de compagnies chefs de file moscovites.
Daprès lagence de notation Expert RA , les GAC qui ont le plus réussi sur le marché russe, ce sont les sociétés de Moscou, dont les 10 premières totalisent plus de 60% du volume global du marché.
La structure du marché russe et les tendances de son évolution correspondent presque complètement à celles du marché moscovite, dans la mesure où la part principale du marché national des services daudit et de conseil appartient aux sociétés moscovites travaillant partout en Russie et leaders dans ce secteur.
Très prochainement, le secteur de laudit doit subir des changements substantiels, dus à la suppression des licences pour les activités daudit et au transfert dune partie des fonctions de contrôle de ce type dactivités de lEtat à des structures autonomes.
Selon les prévisions des experts, le marchés des services du conseil va devenir de plus en plus efficace et la qualité des services va saméliorer, et en conséquence, ces sociétés, qui deviendront de plus en plus importantes, vont conserver ou même augmenter leurs parts de marché ainsi que leur competitivité.
Ces derniers temps le business de laudit et de consulting sest développé grâce à la conjoncture économique. La croissance de léconomie, la volonté de ce secteur de souvrir à une plus grande transparence et lafflux des investissements étrangers ont été les principales raisons à une forte augmentation des GAC. Cependant la crise financière a apporté son lot de changements, dans la mesure où jusquà ces derniers temps, le bon fonctionnement dun certain nombre de branches de lindustrie était du aux prix élevés des matières premières et la facilité dobtention des crédits étrangers ; ces deux facteurs font désormais partie du passé tout au moins jusque dans un avenir proche.
Les acteurs de ce marché seront bientôt obligés de baisser leurs frais, dans la mesure où laugmentation des prix des services, qui serait une approche alternative, nest pas réaliste en ces temps de baisse de la demande. Il est évident que seuls les consultants et auditeurs dont lactivité est réellement efficace en ces temps de crise, y compris ceux qui reverront leurs revenus, pourront conserver ou augmenter leurs positions. De ce point de vue, en ces temps chagrins , cest la position des leaders mondiaux du G 4 qui semble être gagnante, ils ont toutes les chances daccroître leur présence sur le marché russe : la différence entre lefficacité démontrée des sociétés du G 4 et des sociétés nationales reste énorme.
Neánmoins la crise ne fait pas que réduire le champs dactivités des auditeurs et consultants, mais leur ouvre de nouvelles opportunités. Les plus évidentes, qui sont inévitables actuellement, sont les demandes de consulting pour gérer la crise. Les services les plus demandés sont ceux dit de premières urgences : réduire les coûts et augmenter lefficacité des procédés de direction, loptimisation des processus de production sans augmentation des moyens.
La demande qui restera plus ou moins stable sera, à priori, celle venant des branches se portant mieux car moins dépendantes des crédits étrangers. Il sagit de lindustrie chimique et de transformation chimique et des industries alimentaires, pharmaceutiques et de constructions mécaniques.
Une autre possibilté de profiter de la crise pour les auditeurs et les consultants est liée au durcissement de la politique des crédits par les banques. Dhors et déjà, on a commencé à éxiger des emprunteurs des dossiers plus qualitatifs lors des demandes de crédits, et léxamen des projets à financer est devenu plus sévère.
Comme de coutume ce sont les projets stratégiques avec participation de lEtat, par exemple les projets développés par les corporations dEtat, les programmes fédéraux, les projets des pouvoirs régionaux, qui seront les plus demandeurs des services des auditeurs et consultants.
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